L'histoire de SMIC, de 1950 à aujourd'hui

1950 : la création d’un salaire minimum

Après 12 années de blocage des salaires la loi du 11 février 1950 crée le SMIG, ancêtre du Smic actuel. C’est la 4ème République et toute la gauche (SFIO et PCF) s’oppose à ce projet soutenu par le gouvernement Bidault.

Initialement il est fixé par décret en conseil des ministres et calculé sur la base du budget type d’une personne célibataire vivant en région parisienne, « le panier de la ménagère ». Il permet d’instaurer le minimum qu’un salarié puisse percevoir s’il accompli la durée légale du travail.

1952 : l’indexation sur la hausse des prix

L’augmentation des prix des matières premières provoquées par les différentes guerres à travers le monde fait flamber les prix à la consommation. A la demande des syndicats, le gouvernement Pleven (successeur de Bidault) adopte une « échelle mobile des salaires » qui indexe le Smig sur la hausse des prix.

Dès lors à chaque fois que l’évolution des prix dépassera 5% Le Smig sera ajusté. Un délai de 4 mois est cependant nécessaire entre 2 réévaluations! Ce e taux sera ramené à 2 % en 1957.


En 1970 : Le SMIG change de nom

Le G pour « garantie » se transforme en C pour « croissance ». Le Smig avait été créé pour permettre aux salariés de disposer d’un minimum vital maintenant il s’agit de rapprocher ce minimum vital du salaire moyen des français qui est beaucoup plus élevé.

Créé par Jacques Chaban-Delmas, 1er ministre, le mode de calcul de sa réévaluation est différent puisqu’elle prend en compte l’augmentation des prix ET la hausse du salaire moyen. Cette décision a eu pour conséquence l'augmentation du SMIC de 35 % en seulement quelques année.

1982 : le Smic touché par la crise

En 1982 le gouvernement socialiste de F. Mitterrand impose le blocage des salaires et des prix pendant plusieurs mois pour stopper l’inflation galopante. Il modifie le principe de son indexation en substituant l’augmentation des prix au taux d’inflation. Ainsi jusqu’en 1990, le Smic connaît une très faible croissance, amenant un important ralentissement du pouvoir d’achat des salariés payés au salaire minimum. A partir de des années 90 la politique d’allégements de charges accordés pour l’emploi des salariés smicards va permettre de redonner un coup de pouce à l'indice du Smic.

1998-2005 : le SMIC et les 35 heures

Le principe des 35 heures payées 39 pour tous les salariés, y compris ceux payés au SMIC (sauf pour les PME de moins de vingt salariés) a conduit à une hausse de 11 % du montant du Smic, impossible à réaliser en une seule fois. Le gouvernement met en place un système qui crée un nouveau Smic chaque 1er juillet jusqu’en 2002. On a alors 5 Smic différents en plus du Smic officiel qui existait avant les lois Aubry et tous les salariés payés au Smic ne touchent donc pas le même salaire.

En 2002, la loi Fillon met en place un retour progressif à un Smic unique. Le 1er juillet 2005 tous les Smic ont rejoint un montant commun à 8,03 euros/heure.

2006-2007 : la fin des coups de pouce ?

Après un dernier coup de pouce au Smic en 2006, la hausse à compter du 1er juillet 2007 est limitée au minimum légal (calculs sur la base des décisions de 1970). Le 1er ministre du gouvernement de N. Sarkozi, F. Fillon, souhaite réformer la loi de 1970 pour en finir avec le pouvoir discrétionnaire du gouvernement concernant la hausse du Smic et laisser aux partenaires sociaux la décision d’un éventuel coup de pouce au salaire minimum.

2012 : On renoue avec les coups de pouce….

En juillet 2012 lors de la conférence sociale, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, du gouvernement socialiste de F. Hollande, annonce une réforme du SMIC avant fin 2012. Parallèlement il décide de l’augmentation du SMIC de 2% au 1er juillet 2012, 1,4% au titre de l’inflation et 0,6% à titre exceptionnel.

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